samedi 27 juin 2015

Sous les Fraises


Le mois de juin, c'est la période des Fraises... mais aussi la période de la fête de l'école, des spectacles de musique et de danse, des inscriptions aux activités pour l'année prochaine... Et cette année l'anticipation est particulièrement délicate car nous rajoutons une entrée au collège et mon inscription à l'école nationale supérieure du paysage de Versailles... Saupoudrons le tout d'un nouveau dégâts des eaux avec effondrement du plafond... et me voilà mure pour un burn-out!


Je n'ai donc pas vraiment trouvé le temps de vous parler de Sous les fraises... mais maintenant que je sors un peu la tête de l'eau, je vais tenter d' y remédier.
Projet présenté par l'association française de culture hors-sol lors d'un appel à projet "Végétalisations innovantes" de la ville de Paris en 2013,  Sous les Fraises a vu le jour il y a quelques semaines au dessus des Galeries Lafayette


Sur une surface de 500m2 au sol, une véritable exploitation agricole verticale de 1000m2 se déploie face à l'opéra Garnier, petits fruits, fleurs comestibles et herbes aromatiques made in Paris!


Ici pas de terre, ni d'engrais minéraux comme dans la cultures hors-sol classique mais la reproduction d'un écosystème complet qui prendra vie sur un feutre de laine et de chanvre, mis au point par l'équipe de Yohan Hubert, ingénieur agronome et fondateur de sous les fraises. 
Aucun pesticide, aucun désherbant et aucun engrais chimique ne sera utilisé dans l'exploitation. Biodiversité, utilisation de substrat crée à base des déchets de la restauration (sorte de compost... mais plus technique...), recyclage de l'eau d'irrigation seront les maitres mots de cet écosystème en perpétuelle évolution.... Et pour la pollinisation, 3 ruches ont dues être installée, en urgence, à proximité immédiate de la "ferme" car les abeilles de l'opéra n'ont pas voulu faire le voyage jusque là!


Et coté pollution, sont-ils bons ces produits? J'ai bien eu l'air maligne lorsqu'en commentaire de ma photo instagram je reçois "des fraises polluées... non merci!" Mais oui pourquoi je ne l'ai pas posée cette question... Elle est toujours en mémoire cette étude allemande de 2012 montrant que les légumes cultivés au coeur des villes (Berlin en l'occurrence) et particulièrement près des zones de trafic routier, sont dangereusement chargés en métaux lourds... 
Mais j'ai trouvé la réponse à ma question non posée (enfin je crois, attention cela vulgarise sec!): C'est à priori par les racines que les plantes captent la pollution. Alors que la terre stocke et accumule ces polluants, cette technique d'agriculture (sans terre) irriguée en circuit fermé soumettrait donc moins les légumes aux pollutions. Quant aux métaux lourds, ils ne peuvent monter jusque là! Des études ont été menées à Grenoble et révèlent des taux de polluants bien inférieurs aux normes d'agriculture biologique.
Pas de certification AB en revanche car la législation ne peut à ce jour, l'appliquer à la culture hors-sol.


Cette exploitation est la première réalisation du genre, la société souhaiterait à terme pouvoir fonctionner comme une coopérative en créant un réseau de fermes urbaines alliant ainsi la végétalisation de nos ville (amélioration de la qualité de l'air et rafraîchissement) et la création d'alimentation de haute qualité.

On ne peut que dire bravo et bon vent à l'équipe de Sous les Fraises!

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